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Archive dans mai 2019

Européennes. Les résultats d’une stratégie suicidaire pour le pays

L’extrême droite de Marine Le Pen sera donc le premier parti de France à l’Assemblée européenne. C’était prévisible. Les désillusions successives des gouvernements de droite comme ceux qui se réclamaient de la gauche, avaient bien préparé le terrain. Mais Emmanuel Macron a fait plus encore, il a joué sur le renforcement de l’extrême droite pour se présenter en rempart contre la montée des extrémismes.

Les candidats de la liste d’Emmanuel Macron, comment l’appeler autrement, ont obtenu 22 % des 51 % de votants soit 11 % des électrices et électeurs inscrits. C’est dire le désaveu de sa politique. Il ne pouvait ignorer le mécontentement qu’elle a suscité depuis les premières réformes et mesures qu’il a engagées. Il a donc détourné le sens du vote en présentant, médias aidant, l’élection européenne comme un duel entre l’extrême droite et lui. Cette stratégie qui l’avait servie pour être élu à la présidentielle il l’a de nouveau expérimentée et il y a fort à parier qu’il la reconduira pour les présidentielles de 2022.

Le rejet massif de la politique d’Emmanuel Macron

Soyons clairs : ce n’est pas seulement sa politique qui a jeté des millions d’électeurs dans les bras de l’extrême droite, c’est la stratégie politique d’un président en perte grave de légitimité sociale qui a favorisé le vote pour la liste portée par Marine Le Pen. Il en porte la responsabilité, chacun devra s’en souvenir.

Dans ce nouveau rapport de forces les syndicalistes que nous sommes ne lâcheront rien de leurs revendications, de leurs attentes, de leurs espoirs. Nous ne manquons pas d’atouts. Car jamais le système économique et politique qui régit nos vies n’a été autant rejeté. Aucun des candidats n’a osé défendre la politique néolibérale à l’œuvre en France et en Europe. Tous ou presque se sont vus obligés d’invoquer le besoin d’une Europe sociale, la nécessité de la lutte contre les inégalités, contre la pauvreté, pour un développement respectueux de l’environnement… Et les candidats de l’extrême droite n’étaient pas les derniers à louer les gilets jaunes, à reprendre leurs revendications. Alors que leurs élus au Parlement européen n’ont soutenu aucune des décisions qui auraient pu améliorer le sort de ceux qui subissent les politiques des institutions européennes. Il nous faudra dénoncer ce double jeu qui trompe tant de nos concitoyens.

Des exigences sociales renforcées

Mais il nous faudra le faire au plus près des préoccupations, des difficultés, des souffrances de celles et ceux qui nous entourent, dans l’entreprise et les lieux de vie, en partant de la façon dont ils vivent leur situation et des solutions qu’ils souhaiteraient voir appliquer.

Le résultat des élections européennes n’effacera pas l’urgence sociale ni l’urgence de répondre aux défis environnementaux. Et ces urgences intéressent la très grande majorité des salariés, des retraités, des sans emploi, des travailleurs précaires, qui peuvent se retrouver si nous les y invitons dans nos actions, nos ambitions, notre combat pour une vie meilleure, une retraite digne, une société à la mesure de nos espoirs.


Pascal Santoni

Pour un choix de société, à la hauteur de l’urgence sociale et environnementale !

Les électeurs européens sont amenés à élire, le dimanche 26 mai, leurs députés aux parlement européen.

C’est là un des temps forts de notre démocratie qui doit prioritairement servir à concrétiser les aspirations sociales, les conceptions d’organisation de la société, l’aspiration à un monde plus juste et un souci permanent des questions environnementales.
Cette élection est un rendez-vous de première importance pour les travailleurs, qu’ils soient en activités, privés d’emplois ou retraités ; elle l’est aussi pour la jeunesse.
Partout en France, des luttes se construisent, des résistances s’organisent, des mobilisations se multiplient… Elles sont à l’initiative d’organisations syndicales – au premier rang desquelles la CGT – mais aussi de mouvements citoyens, de la jeunesse, d’associations et d’ONG.
Elles portent prioritairement sur les questions du « mieux vivre des fruits de son travail » et de la « justice sociale ». Elles dénoncent les politiques d’austérité qui détruisent les services publics, négligent les salaires, remettent en cause les conquis sociaux et le droit du travail, portent atteinte à l’environnement et à la biodiversité… Bref, qui font du « dumping social et environnemental » l’outil au service de l’augmentation des gains de productivité afin de verser des dividendes toujours plus importants à des actionnaires jamais rassasiés.
L’Europe, ce n’est pas une structure politique dont les choix et les décisions seraient sans impact sur notre quotidien. C’est en ce sens que ces élections revêtent une importance de premier rang au regard des impacts très importants sur notre quotidien et dans notre travail, quels que soient notre métier, notre catégorie socioprofessionnelle ou notre secteur d’activité. Dans certains secteurs, c’est plus de 80% de la règlementation qui est constitué de normes, de directives et autres règlementations européennes.
La CGT appelle de la manière la plus claire et la plus vive possible chaque citoyen et citoyenne à voter !
L’abstention est un acte nuisible pour notre démocratie. Elle ne peut être considérée comme un choix politique à l’instar du vote blanc.
Le taux de participation à cette élection est, pour nous, un indicateur fort en termes d’exigence de démocratie et de participation citoyenne aux destinées de l’Europe.
Pour la CGT, la lutte revendicative, l’exigence sociale et le combat pour un monde de justice et de paix doit se traduire dans les urnes. S’abstenir, c’est laisser d’autres et, en premier lieu, le patronat et les tenants du libéralisme économique continuer d’inscrire l’Europe et notre avenir dans la spirale de la régression sociale et économique.
Autre danger pour la démocratie et les conquis du monde du travail : le vote pour des partis d’extrême droite.
La CGT appelle l’ensemble du monde du travail, la jeunesse et les retraités à ne pas se laisser duper par ces partis qui, malgré des changements de discours de certains de manière opportuniste, défendent et défendront toujours et avant tout les intérêts du capital, du monde de la finance, des plus riches en creusant les inégalités sociales !
La CGT appelle à ce que celles et ceux qui ont construit les mobilisations sociales et citoyennes ne se laissent pas berner par des discours populistes de circonstance, comme ceux de l’extrême droite française à chaque élection.
Le chômage de masse n’est pas le fait des immigrés. Il est la conséquence des choix politiques de désindustrialisation, de recours à la sous-traitance et à l’externalisation d’activité à travers le monde.
Les bas salaires, les basses pensions et le bas niveau des minima sociaux, ce n’est pas parce que les entreprises ou la France vont mal : c’est un choix politique d’austérité visant à maintenir la grande majorité de la population dans une précarité sociale permanente.
La destruction par l’activité humaine de notre environnement, des continents comme des océans, des écosystèmes et de la biodiversité, ce n’est en rien inéluctable : il s’agit de choix économiques où la préservation du vivant ne pèse rien face à la recherche de profits immédiats.
Le 26 mai prochain, votons et faisons voter pour que notre aspiration à mieux vivre des fruits de notre travail, dans un monde plus juste et de paix, se concrétise !

Montreuil, le 21 mai 2019

Le printemps des retraité-e-s

A la suite du 11 avril les organisations du groupe des neuf sera reçu à préfecture

Rassemblement le 6 juin à 11h00 devant la préfecture pour exiger:

  • Le  retour  à  l’indexation des pensions sur l’évolution des salaires. 
  • Une  mesure  immédiate  de  revalorisation  de  3% compensant  la  baisse  récente  de  pouvoir  d’achat des retraités.
  • L’annulation  de  la  hausse  de  CSG  pour  tous  les retraité-e-s.
  • Le maintien et le développement des services publics de proximité. 

Le tract

A Monsieur le Président de la République

Contrairement à vos engagements, vous avez gravement mis en cause le pouvoir d’achat des retraités déjà attaqué par les gouvernements précédents : augmentation de 25 % de la CSG, désindexation des pensions que le gouvernement considère comme une allocation. Aucune revalorisation en 2018 malgré une inflation de 1,6 % et seulement 0,3 % en janvier 2019 pour une inflation estimée à 1,4 %. Les 1 % les plus riches verront leur pouvoir d’achat progresser de 6 % en 2019, celui des retraités aura reculé de 3 %. Pour la grande majorité d’entre eux c’est un mois de pension en moins sur trois ans. Le rétablissement du pouvoir d’achat de tous les retraité-e-s est indispensable et urgent.

Nous irons porter des dizaines de milliers de cartes pétitions à l’Élysée le 20 juin

Semaine pour la Paix 2019

Semaine de la Paix mai 2019

Les liens en l’accès aux ressources naturelles et le déclenchement des guerres n’est pas nouveau. Mais ces interactions prennent aujourd’hui une ampleur inédite avec le dérèglement climatique et ses conséquences sur l’environnement.

En choisissant comme thème « Préservons la planète, imposons la paix », les partenaires de la 17ème semaine pour la Paix nous donnent l’occasion de mieux comprendre les enjeux liés au climat, de réfléchir aux moyens de préserver la paix et de nous mobiliser ensemble.

Le Programme de la semaine